Take Off Conf

Quand mon vieux copain Florian Le Goff (ses parents auraient du l’appeler Michel, parce que Michel s’trop Goff) m’a proposé d’être blogueur invité à la TakeOff, une conférence dev, en France, en anglais, et en dehors Paris, je lui ai dit oui sans même en connaître le lineup. N’y voyez pas une subite nostalgie de ces soirées des années 90, quand je traversais une partie de la France pour mover mon body aux rythmes de la techno ou de la trance dans des lieux hautement improbables – et généralement interdits au public – mais où les probabilités de tomber sur un set d’un grand nom du mix étaient loin d’être nulles.

La vérité est ailleurs, comme disait l’angent Mulder (s’il t’attrape tu meurs), et non “la vérité est tailleur” comme le dit si monsieur Ben Évol, mon pote du sentier.

La vérité, c’est qu’en dehors de LeWeb, ça fait un bail que les conférences techniques ont cessé de m’exciter.

Cela fait bien 5 ans que les *camp français sont passés du statut de non conférence tech généralistes à celui de conférence plus ou moins tech ultra spécialisées, loin de l’esprit voulu par Tantek Celic. À partir de 2010, il m’a semblé que Paris Web avait de plus en plus de mal à se renouveler, mais peut-être est-ce juste une impression induite par mon changement de métier, et donc par le déplacement de mes centres d’intérêts. RULU ne m’a franchement pas donné envie malgré les macarons de la vidéo promo. Quand aux FOSDEM / RMLL, j’ai fini par me lasser des discussions sur l’interdiction de servir des bières dont la recette n’est pas sous GPL V3.

5 raisons m’ont pourtant donné envie de me rendre à la TakeOff :

1. Une conférence hors de Paris, et des talks en anglais

J’aime l’idée d’une conférence se situant dans le nord de la France, et non plus à Paris. Le fait d’obliger les participants à faire leurs talks en anglais devrait nous sortir de nos préoccupations franco-françaises. Non pas que cela soit mieux ailleurs, mais bon, y’a un moment où il faut cesser de tourner autour de son nombril. Cela me donne l’espoir d’y croiser nos amis belges (une fois), allemands, hollandais, et peut-être même anglais. Great point.

2. On y parlera de front ET de back

Je connais peu de développeurs capables de créer des choses vraiment complexes en front ET en back à la fois, comme si c’étaient deux spécialités complètement différentes, alors qu’elles sont en fait totalement complémentaires.

TakeOff a décidé de combiner les deux, afin de regrouper le meilleur des deux mondes. C’est bien©®™.

3. On y parlera également de culture

Les organisateurs de la TakeOff ont décidé de mettre la culture locale en avant : art, moderne ou non,architecture locale et gastronomie (ce qui inclut évidemment la bière).

L’idée d’une conférence tech, mais pas que, à voir comme un grand week-end de découverte est plus que plaisant.

4. La conf est “fun packed”

Les organisateurs de TakeOff ont fait en sorte de nous concocter un programme “all inclusive” : conférence, bouffe (pas de sandwich Martine, au brie s’il vous plait), boissons, animation et soirées. Terminés les plans galère pour trouver à manger dans des coins paumés loin de tout, des bars capables d’accueillir 15 geeks en mal de bières et autres joyeusetés du genre qui transforment trop souvent les soirées des conférences en traversé du désert par les hébreux, la manne en moins.

5. Le lineup est awesome

J’ai gardé le meilleur pour la fin : le lineup. On m’aurait parlé d’une soirée où mixeraient à la fois Josh Wink, les Chemical Brothers et Tiësto, j’aurais signé sans réfléchir. Là, c’est un peu pareil, mais avec du développement Web au milieu.

Il y a une sixième raison : en ce moment, j’ai 12 idées par minute, dont plein que je veux réellement mettre en place. Je suis en train de réorganiser doucement mais sûrement mon espace temporel afin de trouver le temps de m’y mettre. Il me reste pourtant à me sortir les doigts et me remettre à coder. La TakeOff me semble une fantastique opportunité de me sortir les doigts et m’y remettre.

Et si vous voulez en savoir plus sur les motivations derrière la TakeOff, je vous invite à lire l’interview de Florian chez les Human Coders.

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