Chrome à peine sorti depuis quelques minutes, j’installais déjà une machine virtuelle pour tester ce nouveau navigateur lancé par Google dont on dit déjà monts et merveilles. Première déception en effet, il n’est pour l’instant disponible que sous Windows XP ou Vista, les utilisateurs de Mac OS X ou Linux devront donc encore attendre un peu. Première mauvaise impression, laquelle sera, j’espère, rapidement oubliée.

J’effectue les tests sur une machine virtuelle Windows XP tournant sous Parallels Desktop, avec 512Mo de Ram sur un Mac sur lequel tournent déjà une quantité incroyable d’applications gourmandes, dont Photoshop et Adobe Air.

L’installation

L’installation se fait très rapidement, le temps de télécharger la bête sur des serveurs Google en pleine forme preuve qu’ils avaient prévu la charge, ou que tout le monde s’en fout.

Chrome me propose dans un premier temps d’importer mes favoris et mon historique depuis mon navigateur par défaut. Un clic me permet de basculer en mode manuel dans lequel je peux choisir mon navigateur favori, placer Chrome dans la barre des tâches, ou le choisir comme navigateur par défaut.

Chrome, le setup

Chrome me propose ensuite de changer mon moteur de recherche par défaut. J’ai le choix entre Google, Yahoo, Windows Live, AOL et Ask. Je choisis Google – évidemment – et j’arrive directement sur l’onglet principal. C’est d’une rapidité impressionnante, même pour une machine virtuelle avec 256Mo de Ram.

Chrome, le setup

L’écran d’accueil est très simple et me fait penser à celui d’Opéra :

  • Des vignettes des sites les plus visités pour un accès rapide.
  • Une barre de recherche.
  • La liste de mes 10 favoris les plus récents.

Chrome, le setup

Et surtout… surtout… une unique barre d’URL, imposante, qui prend toute la place. Impossible de se tromper. Le rendu de ce site est exactement le même que sous Safari, les sceptiques et inquiets peuvent donc se rassurer.

Chrome, le setup

Le test

Il est donc temps de passer au test le plus important, la robustesse de la machine Javascript. J’ouvre donc 4 onglets dans lesquels je vais charger 4 applications particulièrement fournies en Javascript :

  1. Google Reader.
  2. Google spreadsheet.
  3. Gmail.
  4. blueKiwi.

Et là, je suis carrément bluffé, c’est monstrueusement rapide. Il n’y a pas d’autre mot. Je n’ai tout simplement jamais vu ça. Si vous ne me croyez pas, essayez de sélectionner 500 cellules sur une feuille de calcul Spreadsheet pour y appliquer des traitements de style dans la seconde sans ralentissement de la machine avec un autre navigateur et revenez me voir ensuite.

L’utilisabilité’

Côté utilisabilité, rien à redire.

Tous les raccourcis clavier habituels sont là, notamment ctrl+t pour ouvrir un nouvel onglet, ou ctrl+1-0 pour passer d’un onglet à l’autre. C’est d’une simplicité sans nom, il n’y a que l’essentiel, et pour naviguer, c’est exactement ce dont j’ai besoin.

La barre d’URL est extrêmement bien faite et pourrait presque me faire revenir sur mes allégations précédentes… Elle offre un intelligent mélange entre du Google Suggest light, l’historique de la navigation, et des propositions de recherche sur Google. Un peu déstabilisant pour qui a l’habitude d’une barre d’URL ne proposant que l’historique, mais très très intéressant.

Chrome, le setup

Les onglets sont parfaits. Je n’ai pas autre chose à dire. Le look and feel est celui d’un dossier traditionnel, c’est lisible, et même joli.

Bienvenue dans le monde réel

Quid des extensions ?

Un petit tour sur Youtube me confirme ce que je craignais, le player Flash n’est pas installé. Un petit tour sur le site d’Adobe, et Chrome est reconnu comme Firefox ou Opéra. L’installation se fait rapidement, et là, première désillusion, ça ne marche pas. OK, Chrome ne m’a tout simplement pas demandé de redémarrer après l’installation de Flash. Retour sur Youtube, et là, ce qui devait arriver arriva… ça marche. Ça, c’est fait.

Next, installons le plugin Silverlight. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis tout de suite moins confiant. Erreur, puisque l’installation se déroule sans encombres.

Et là, c’est le drame… il semble que l’installation de Silverlight ait rendu mon clavier complètement fou, au point de locker ma machine quand j’appuie sur la touche “L”. Mettons cela sur le compte de la machine virtuelle qui intercepte mal les touches du clavier – première fois que ça me le fait – je reboot et relance Chrome pour un second essai. Tristesse, le plugin récemment installé ne fonctionne pas avec Chrome. Au passage, le site de la convention démocrate me jette en me signalant que je ne dispose pas d’un navigateur compatible.

Histoire de ne pas me faire accuser de parti pris, tout en faisant mon faux naïf, je termine par une tentative d’installation de Firebug. Les extensions Firefox se dissoudraient-elles dans le Chrome ? Non, et c’était logique. On ne peut pas faire à la fois un produit ultra léger, ultra rapide, et qui fait le café, ajoute le nuage de lait, rajoute le sucre et va chercher le Carrot Cake au Starbucks du coin.

Conclusion

Google frappe fort, très fort même, avec un navigateur proprement incroyable non seulement sur ses propres applications, mais également avec des services externes. Le fait que Webkit soit utilisé est un net plus (à mon sens), ce qui en rajoute à mon coup de coeur. C’est beau, malgré le thème Vista, c’est rapide, très rapide, et simple, très simple.

Doit-on pour autant dire que Chrome est un Firefox killer ? Pas forcément tant le public adressé par les deux navigateurs me semble différent. D’un côté, un public qui cherche un navigateur extensible, souple, d’un autre, la ménagère de 50 ans pour qui le monde actuel atteint déjà les limites de la Singularité, et qui cherche quelque chose de simple. Presque trop simple, même, et on en viendrait presque à regretter de ne pas pouvoir regarder la météo en direct.

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