J’ai lu les trois premières pages de The Flinch dans le métro, en rentrant d’une longue journée à LeWeb’11, et j’ai tout de suite refermé mon Kindle, vérifié mes mails, et lancé une partie de Tetris. Là, je me suis arrêté le temps de laisser les briques s’empiler jusqu’en haut de l’écran. J’ai rouvert mon Kindle, je venais de comprendre ce qu’était The Flinch.

The Flinch

The Flinch, c’est ce réflex de peur instinctive qui nous empêche de faire quelque chose : monter votre boite, changer de boulot… Parce que nous avons peur, nous refusons de quitter les zones de confort, et restons dans des situations qui nous font courir le moins de risques d’avoir mal possible. Pour vraiment avancer dans la vie, il nous faut affronter ces situations, accepter de prendre des risques, et accomplir ce quelque chose en plus. Apprendre à combattre The Flinch, ce n’est pas apprendre à avancer, c’est ne plus reculer, et accepter le fait que ça laisse des traces. Pour moi, ce soir, The Flinch était matérialisé par l’idée d’en savoir plus, de sortir de ma zone de confort, et de faire ce pas en avant, à ceci près que le fait d’être en train de le lire a transformé l’instinctif en conscient.

Publié chez The Domino Project, de Seth Godin, The Flinch est simple, terriblement efficace, se lit vite, parfois un écrit brut de décoffrage, mais c’est quelque chose au dessus duquel on passe facilement, et vous risquez honnêtement de prendre une grosse claque en le lisant. Et parce que son contenu est trop important pour qu’on vous le fasse payer, The Flinch est en téléchargement gratuit sur Amazon.

Quand j’ai rencontré Julien Smith il y a deux ans, je n’avais aucune idée de qui il était. Je n’avais pas lu Trust Agents, n’avais jamais entendu parler de lui, et personne dans le petit groupe de blogueurs officiels de LeWeb’09 que je conduisais dans Paris à la recherche d’un endroit où nous sustenter – n’avait eu l’idée d’éclairer ma lanterne. Bien leur en avait pris. C’est seulement après cette soirée mémorable – au cours de laquelle j’ai pris la photo qu’il utilise depuis comme avatar, une grande fierté en tant que photographe – et la journée qui suivit que j’ai découvert qui il était. D’abord à travers son compte Twitter, mais surtout à travers blog, In Over Your Head, le seul que j’aie ajouté à mon Google Reader ces 24 derniers mois, et une source d’inspiration quasi permanente.

Deux ans plus tard, je n’ai toujours pas lu Trust Agents, en revanche, il ne m’a pas fallu la nuit pour lire The Flinch.

Julien Smith

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