Je risque de décevoir les mauvaises langues qui craignaient que les délais de livraison des Dedibox n’atteigne ceux des Freebox. J’ai reçu ma machine moins de douze heures après ma commande, avant même de faxer mon autorisation de prélèvement à ma banque.

Je n’ai pas vraiment pu tester les performances de la machine elle-même, mais grep bogomips /proc/cpu me révèle 3948.54 là où mon actuel Sempron 2400 ne m’en offre que 3322.22, pour une RAM doublée et une bande passante théoriquement décuplée. En revanche, j’ai été plus qu’agréablement surpris par la console de management web fournie par Dedibox pour installer et surveiller sa machine.

La console d’administration de base présente une liste des Dedibox associées à mon compte avec les systèmes d’exploitation installés. Un lien permet de commander une nouvelle machine, et les machines non installées sont indiquées en surbrillance.

Console d'administration générale

J’ai beaucoup craché sur l’utilisation intempestive des pop-ups, mais l’ouverture du panneau de configuration de la machine dans une nouvelle fenêtre se justifie parfaitement. Sur une machine non installée, on arrive directement sur le panneau d’installation du système d’exploitation, qui propose une installation standard ou avancée. Je choisis pour l’instant l’installation standard.

choix de l'installation

L’étape suivante concerne les alertes de sécurité. L’utilisateur est invité à donner une adresse e-mail où le contacter en cas de problème, par défaut celle du compte Dedibox et rappelle les délais de réponse obligatoires aux alertes de sécurité sous peine de coupure de la machine.

les alertes de securité

Après avoir donné les mots de passe utilisateur – par défaut l’identifiant du compte Dedibox – et le mot de passe root, un récapitulatif apparaît, et la machine peut être installée. Coût des opérations : 4 clics de souris.

resumé des parametres

Une barre de progression rafraîchie automatiquement permet de suivre les différentes étapes de l’installation : initialisation de l’installation, partitionnement du disque dur, installation et configuration du système d’exploitation. C’est simple et clair.

progression

Une fois l’installation terminée, un dernier tableau récapitulatif apparaît, et moins d’une minute plus tard, il est possible de se connecter en tant que root.

resumé

Si je choisi l’installation en mode expert, je suis alors invité à choisir mon système d’exploitation entre une Debian Sarge, une Fedora Core 5 et une Ubuntu Breezy Badger. J’ai choisi cette dernière, car c’est celle que j’utilise actuellement. Il semble que je puisse aussi choisir une Ubuntu Dedibox mais je n’ai pas testé cette solution.

choix de l'os

Je suis maintenant invité à partitionner mon disque dur. La console m’affiche un message d’aide me rappelant que je ne peux pas créer plus de 4 partitions primaires sur un même disque, ce qui est bien aimable à elle. Les systèmes de fichier proposés sont Ext2, Ext3, Reiserfs, Xfs et bien entendu, Swap. Le tout est simple, particulièrement intuitif pour qui a déjà installé une distribution Linux, et fonctionne à priori sous tous les navigateurs testés (Flock, Safari et Internet Explorer).

fdisk

Vient ensuite la configuration du réseau. Lors de la première installation, je suis invité à choisir mon adresse IP dans les différents sous réseaux proposés. 88.191.21.42 étant déjà attribuée, je me suis contenté de 88.191.13.42.

Je peux de même choisir le hostname et le reverse de ma machine, bien pratique si je veux héberger un serveur de mails, ainsi que les serveurs DNS cache que je souhaite utiliser.

configuration réseau

Vient le moment du choix des mots de passe utilisateur et administrateur. J’ai eu un petit soucis à ma première installation : j’ai spécifié que root ne pouvait pas se connecter à distance, et le script d’installation n’a pas mis mon utilisateur non privilégié dans /etc/sudoers. Or su et sudo avec mot de passe ne fonctionnaient pas ; j’ai donc du réinstaller la machine, autoriser le login root à distance, ajouter mon utilisateur sans privilèges à /etc/sudoers, puis modifier le fichier /etc/ssh/sshd_config afin de mettre l’option permitrootlogin à no.

choix des mots de passe

Suivent quelques captures d’écran de la console d’administration de la Dedibox une fois le système d’exploitation installé.

Il est possible de redémarrer la machine afin de lancer un check matériel complet, et ce depuis l’interface web.

check materiel

Graphiques quotidien de consommation de ma bande passante. Ça ne vaut malheureusement pas un MRTG complet.

mrtg

L’écran de surveillance des machines. En cas de coupure d’une d’entre elles, je suis immédiatement prévenu par mail. Il est possible de configurer une adresse e-mail différente pour chaque machine.

monitoring

Résumé matériel complet de ma machine. Pas vraiment utile, mais c’est toujours bon de savoir ce qu’on a à disposition, et tout le monde n’a pas envie de lire le contenu de /proc

resumé materiel

En cas de crash système, il m’est possible de redémarrer sur une distribution Linux de secours basée sur la mini distribution Busybox.

redemarrage sous busybox

Enfin, je peux retrouver les journaux de démarrage et d’installation de ma machine.

vue des logs

J’attend de voir un peu la montée en charge pour donner un avis définitif sur la nouvelle offre d’Illiad ; cependant l’interface d’administration et la facilité avec laquelle j’ai pu installer et changer mon système d’exploitation m’ont franchement ravi. C’est simple, intuitif, et terriblement rapide (moins de 10 minutes montre en main).

[edit]

Les petites choses à changer :

  • Sous Ubuntu, ce serait bien de commenter les sources venant du CDROM dans le source.list.
  • La console d’admin pas en HTTPS c’est vraiment pas sérieux.
  • Rajouter l’utilisateur créé au moment du formatage dans les sudoers (normalement dans l’installation de base de la Breezy), ce serait vraiment cool.
  • Les problèmes de duplicate key qui font planter la console d’admin quand je réinstalle avec le même reverse dns que la fois précédente ça fait pas pro.

[edit 2]

À la question “les ircd et bots sont interdits, quid du irssi dans un screen ?”, Antoine Courouble de Dedibox me répond :

ca, pas de soucis :)

[edit 3]

Florian Le Goff a réalisé un benchmark de sa Dedibox.

[edit 4] Je viens d’upgrader la Breezy de la Dedibox en Dapper, et ça c’est parfaitement passé.

Voici mon source.list :

deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu dapper main restricted
deb-src http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu dapper main restricted

deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu dapper-updates main restricted
deb-src http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu dapper-updates main restricted

deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu dapper universe multiverse
deb-src http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu dapper universe multiverse

deb http://security.ubuntu.com/ubuntu dapper-security main restricted
deb-src http://security.ubuntu.com/ubuntu dapper-security main restricted

deb http://security.ubuntu.com/ubuntu dapper-security universe
deb-src http://security.ubuntu.com/ubuntu dapper-security universe

deb http://security.ubuntu.com/ubuntu dapper-security multiverse
deb-src http://security.ubuntu.com/ubuntu dapper-security multiverse

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