twitterOn aura beau dire, même si la principale fonction du web 2.0 semble être d’exacerber l’ego par ailleurs démesuré de ceux qui s’y affichent, certains services à première vue gadgets ont fini grâce aux mashups à trouver une certaine utilité. Jusqu’à l’arrivée de Twitter.

– Sortis de l’espace d’expression pour adolescents en mal de rébellion, les blogs ont permis l’éclosion d’éditorialistes particulièrement intéressants. L’occupation d’espaces de niches et une très grande spécialisation leur ont permis de connaître une audience qu’ils n’auraient jamais pu avoir en dehors du web. L’instantanéité du mode de publication a fait naître des discussions parfois houleuses, souvent enrichissantes une fois le signal isolé du bruit. Même chez les plus assidus des diaristes se trouvent quelques perles qui permettent d’oublier un instant la médiocrité ambiante. Dans un cas comme dans l’autre, le nombre de commentaires par billet sert d’indice Médiamétrie de l’ego du blogueur bien plus que le nombre de visiteurs uniques par jour, beaucoup moins voyant.

– Les services de partage de vidéos en ligne ont au moins pour mérite d’offrir aux employés de certaines de nos entreprises publiques une agréable alternative à la préparation de grèves et manifestations durant leurs sept heures de supposé travail quotidiennes. Dailymotion aurait-il tué la CGT ? Quand aux “producteurs de contenus”, lorsqu’ils ne proposent pas des vidéos retirées quelques minutes plus tard pour copyright infringement, ils se contentent généralement de les détourner devant leur webcam. Il n’y a qu’à voir le nombre de parodies de Gunther que l’on retrouve sur Youtube.

– Même les réseaux sociaux peuvent se vanter d’une certaine utilité. Professionnels, ils vous permettent de rentrer facilement en contact avec vos futurs employés, partenaires et clients. Hyper spécialisés, ils offrent à des passionnés éloignés géographiquement d’échanger sur une agora virtuelle en dehors des trop rares et trop coûteuses conventions. On peu certes légitimement douter de l’utilité d’un réseau social réservé aux Amish, ce ne serait pourtant pas la chose la plus stupide qu’on ait vue sur la toile. Là, l’ego de tout un chacun se mesure au nombre d’amis présent dans sa liste, et des témoignages et autres étoiles reçus de la part de ces derniers.

– Second Life… J’avoue que je n’en vois pas vraiment l’intérêt, même si je suis fan du principe. Il faut dire qu’en bon fan de Neil Sephenson (Snowcrash, Cryptonomicon), j’attends avec impatience le jour où l’on pourra interconnecter des serveurs indépendants et utiliser ces fameux casques qui transforment les pensées en action, histoire de développer quelques drogues virtuelles convi.

Mais avec Twitter, j’ai vraiment du mal à comprendre.

À moins d’avoir passé les six derniers mois dans une caverne coupés de toute connexion à internet, il est peu probable que vous soyez passés à côté de Twitter, la nouvelle coqueluche des amateurs de web social. Twitter est un service qui vous permet d’envoyer ce que vous êtes en train de faire sur votre page via SMS ou votre client de messagerie instantanée favori. Et les personnes qui ont décidé de suivre vos aventures peuvent recevoir vos mises à jour par SMS ou messagerie instantanée. Passionnant non ? Cela nous donne donc :

  • Je fais caca (il y a 20 minutes)
  • Je me cure le nez (il y a 25 minutes)
  • Je mange un carré de chocolat Milka tout en buvant un coca bien frais – le pied (il y a une heure)

Les messages limités à 140 caractères, et les mode de transmission ne favorisent pas particulièrement la qualité du français.

Et le pire, c’est qu’il semble que le partage de son statut MSN soit devenu le nouveau truc à la mode. Il suffit de voir la quantité de billets à ce sujet dans la blogosphère francophone, y compris chez des gens que j’estime pour s’en rendre compte.

and we would never being boring

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