Une spécialiste en intelligence économique m’expliquait pas plus tard qu’aujourd’hui comment ils utilisaient Twitter à des fins de veille dans le fond d’investissement pour lequel elle travaille.

Je n’ai jamais caché le peu d’estime que m’inspirent les services de micro blogging à la Twitter, malgré mes 3265 Twits and counting. Je ris gentiment au nez de ceux qui tentent de me convaincre qu’ils l’utilisent à des fins professionnelles, comme si l’on pouvait développer ou même exprimer correctement une idée dans son contexte en 140 caractères. Sauf que ce ne sont pas les interactions entre les utilisateurs, ni même les informations émises dans les twits qui les intéressent, mais les liens hypertextes, c’est à dire les informations relayées dans ces vagues de non informations.

Pour une veille technologique centrée sur le monde du web, Twitter est un terrain de jeu des plus intéressants. D’abord parce qu’il est occupé par des digital natives, particulièrement portés sur les nouvelles technologies. Ensuite parce qu’on y trouve un grand nombre de “spécialistes” du web, et je mets spécialistes entre guillemets tant on y trouve à boire et à manger. Cela n’empêche pas la majorité des liens envoyés d’être ciblés métier, entre deux lolcats.

Là où cela devient intéressant, c’est quand on combine cet échange d’informations avec le besoin de reconnaissance, et par là même de crédibilité, d’une grande partie de la mouvance web social. Les informations ont en effet une tendance plus nette à l’exactitude – ceci m’empêchant pas une vérification ultérieure – tout en permettant de connaître immédiatement les tendances du moment. Une information spécialisée, pré filtrée, d’une confiance relative, et parfois pertinente, que demander de plus dans le cadre d’une veille informationnelle ?

CD killed the vynils stars

Perry the Platypus wants you to subscribe now! Even if you don't visit my site on a regular basis, you can get the latest posts delivered to you for free via Email: