Il y a trois semaines encore, je ne donnais pas cher de Typo, l’outil de blog qui propulse Frédéric de Villamil .com depuis que j’ai abandonné Wordpress. La dernière version stable de l’application datait du mois de novembre 2005, et la version de développement restait en friche, pleine de bugs bloquants – pingbacks et trackbacks cassés, de même que les filtres de formatage des billets pour ne citer qu’eux. Aucune mise à jour n’avait été faite depuis près de deux mois, les patchs restaient en attente d’acceptation, au point que le site rubyonrails.org avait fini par jeter l’éponge et passer son blog sous Mephisto, un CMS développé sous Rails doté d’un script de migration depuis Typo.

C’était sans compter sur l’effervescence de la communauté des utilisateurs et contributeurs de Typo. Suite au désaveu de rubyonrails.org, des dizaines de messages ont fleuri en quelques heures sur la liste de diffusion consacrée à Typo, fourmillants d’idées pour relancer un projet considéré comme moribond. Dans le même temps, Scott se remettait au travail, et terminait son installateur, ce qui permet aujourd’hui à Typo de passer en version 3.99.2.

La grande nouveauté de cette version 3.99 réside en effet dans la mise à disposition d’un installateur automatisé permettant le mise en place d’une instance de Typo avec SQLite et Mongrel depuis une Gem dédiée.

Désormais, pour installer Typo, il vous suffit de faire :

$ gem install typo
$ typo install /chemin/d/acces

L’autre grande nouveauté réside dans l’ajout du support d’Akismet dans les sources, avec une intégration annoncée pour très bientôt, ce qui permettra à Typo de pallier à sa principale faiblesse, la lutte contre le spam.

Évidemment, tout n’est pas encore parfait, et Scott a noté les cinq points qu’il lui reste à terminer avant la sortie de Typo 4.0 :

  1. Installateur : écrire la configuration des proxy pour les principaux serveurs Web.
  2. Installateur : rédiger la documentation utilisateurs.
  3. Installateur : nettoyer un peu le code (on peut coder crade sous rails ? ndlr).
  4. Typo : faire un dernier tour dans les bugs et les patchs.
  5. Typo : rédiger la documentation de la version 4.0

J’avoue que, quand je vois le travail effectué depuis quelques semaines et l’enthousiasme de la communauté des trop peu nombreux utilisateurs de Typo, je ne peux m’empêcher d’être excité par l’avenir immédiat de ce logiciel. Il ne me reste plus qu’à adapter mon patch de support de l’internationalisation à la dernière version si je veux le voir intégré à la prochaine version.

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