Dans son article Reviving Anorexic Web Writing publié sur A List Apart et dont je vous recommande chaudement la lecture en entier, Amber Simmons s’intéresse au pied de page, ce parent pauvre, mal aimé, du design web. Elle y dénoncer le peu d’attention qui leur est accordé avant de terminer sur la qualité de l’expérience utilisateur connue avec le “big footer”.

Les pieds de page sont une insulte au visiteur. La grande majorité d’entre eux est totalement inutile : ils contiennent généralement quelques liens en vrac, parfois des mentions légales, ou des informations de contact, mais rien d’autre. Personne ne les lit jamais pour la simple raison qu’il n’y a rien à y lire.

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Un de mes pieds de pages favori est celui du blog d’Emily Gordon, un vrai pied de page d’écrivain. Il contient des informations vraiment intéressantes. Elle y parle d’elle-même, de ce qu’elle écrit et de ce qu’elle a écrit. Elle s’adresse directement à son lecteur. Quand j’arrive sur son pied de page et que je vois tout ce qu’elle y offre, j’ai le sentiment qu’elle s’attendait à ce que je vienne jusque là, et qu’elle y approuve ma visite. J’adore le fait qu’elle ait choisi de m’offrir bien plus d’informations que je n’imaginais à priori en trouver, à un endroit généralement laissé pour mort. Je me sens récompensée chaque fois que je finis de lire son blog, et je trouve que c’est une merveilleuse expérience utilisateur.

Je suis un grand adepte du “big footer” depuis la première fois que je l’ai vu, à l’époque où je servais de cobaye au thème Hemingway, et j’ai tendance à le placer dès que son utilisation semble s’imposer. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas réservé aux seuls blogs, puisque le journal Le Monde l’utilise également.

En termes d’usages, le “big footer” introduit deux choses particulièrement intéressantes.

Comme le fait remarquer Amber Simmons, il redonne ses lettres de noblesse au pied de page, en y introduisant, enfin, des informations utiles. Après la lecture de son article, ou de sa page, l’utilisateur ne tombe plus sur un mur de liens qui ne lui seront d’aucune utilité. Je ne veux pas dire par là que ces liens sont inutiles, au contraire, mais plutôt qu’ils ne sont pas utiles à l’utilisateur, à qui est véritablement destiné le site.

Il permet surtout de regrouper en un seul lieu un nombre important d’informations pertinentes, autrefois placées dans le menu avec les éléments de navigation, tout en n’en faisant pas partie. Dans un monde idéal (sic), on trouverait en effet :

  • Sur un layout à 2 colonnes : une colonne pour le contenu, et une colonne pour les éléments de navigation, et uniquement de la navigation. À titre d’exemple, la liste des catégories d’un site fait partie des éléments de navigation, pas les derniers commentaires ou les billets les plus populaires.
  • Sur un layout à 3 colonnes : une colonne pour la navigation, une colonne pour le contenu et une colonne pour du contenu contextuel au contenu affiché.

Des variantes de ces deux principes existent bien sûr, et ils ne sont pas exhaustifs, évidemment. Ils permettent cependant de comprendre l’intérêt d’un “big footer”, ainsi que la typologie des éléments qu’on peut y trouver.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Pour ou contre le big footer sur les sites qui le justifient ?

Under the Bridge

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